Émilie Daversin, initiatrice de Feminalink - Les Confettis
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Inspiration et aspirations féminines

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Émilie Daversin, initiatrice de Feminalink

Personnalité | , 4/12/17 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Emilie Daversin fonde, en 2016, le premier réseau social professionnel 360° dédié aux femmes : Feminalink. Cet esprit libre nous livre sa vision du monde entrepreneurial et son envie de donner aux femmes les moyens de leurs ambitions.

Émilie Daversin, initiatrice de Feminalink

À l’heure des réseaux sociaux, l’apparition de Feminalink est presque une évidence : c’est un media social professionnel exclusivement dédié aux femmes leur permettant de partager leurs ambitions et leurs visions de la réussite tout en valorisant leur image digitale. On doit cette création à Emilie Daversin, une quarantenaire entrepreneuse qui a déjà eu mille vies. « Je n’ai jamais eu la notion de ce qui se fait et ne se fait pas, confie-t-elle. J’ai un tempérament qui ne rentre pas dans un cadre. À la fin de mes études au lycée international de Saint-Germain-en-Laye, je voulais faire de la musique. J’ai chanté en France et à l’étranger, j’avais une boîte d’événementiel et j’étais DJ. Mais les codes et les normes du monde de la nuit ne me correspondaient pas toujours. J’ai fait ça pendant huit ans mais j’ai commencé à me sentir à l’étroit. » Emilie quitte alors la scène et le business de l’entertainment pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec son mari, expert en nouvelles technologies et relations clients. Ils fondent Vo2 group et deviennent en peu de temps LA référence française en transformation digitale, employant 120 consultants et réalisant 12 millions de CA.

Feminalink appli

De ce parcours réussi mais peu linéaire, Emilie tire une leçon qui lui servira de fondation à la création de Feminalink : « Dans le milieu du travail, personne ne se sent accueilli. C’est le seul marché qui n’est pas optimisé pour ses clientes. Dans tous les autres marchés, les femmes sont prises en considération alors que dans le monde de l’emploi, absolument pas. L’enjeu de Feminalink est de donner envie aux femmes de vivre leurs ambitions ». Celle de créer un outil digital et global pour valoriser l’image professionnelle des femmes est née.

Très concrètement, l’application Feminalink offre à ses utilisatrices la possibilité de créer un profil valorisant, de mettre en avant leur actualité comme leur parcours, et de se rapprocher des entreprises et réseaux féminins qui comptent pour elles. L’appli permet aux utilisatrices de se connecter entre elles autour de la sphère professionnelle afin de générer de nouvelles opportunités au sein d’une communauté inspirante, ambitieuse et bienveillante. « Feminalink est un réseau transversal qui entrecroise finalement le côté un peu créatif et esthétique d’Instagram, la démarche de “promotion” professionnelle de LinkedIn et même, bien amenée, la liberté personnelle de Facebook. Les femmes en lien sur Feminalink ne se jugent pas, au contraire, elles réceptionnent toute la globalité des profils des autres et c’est une valeur ajoutée formidable », note Emilie. Feminalink se décline en trois parties : le média, l’application et le club qui est une partie événementielle pour animer et connecter la communauté.

Feminalink visuel

Afin de concurrencer les géants des réseaux sociaux, Feminalink met en avant sur le fil de ses abonnées des actualités très ciblées et personnalisées, dédiées a chaque type de femme : des jeunes diplômées aux mères de famille qui jonglent avec leur travail et leurs enfants en passant par les entrepreneuses pur jus, ce réseau souhaite n’exclure personne et s’adresser à chacune. Objectif affiché : attirer les 3 millions de françaises présentes sur la plateforme LinkedIn !

Le secret de Feminalink est donc de miser sur la transversalité et le besoin, pour chaque femme, de se créer un profil personnel. Emilie explique ce parti pris : « Les réseaux sociaux sont porteurs de notre image et donc de notre communication. Ils sont tous intéressants à exploiter, que l’on soit une banque qui communique avec ses clients ou une auto-entrepreneuse qui déploie l’éventail de ses prestations ». On le sait, les réseaux sont des outils professionnels que les recruteurs utilisent de plus en plus pour déterminer si notre profil peut sortir du lot. « C’est pour cette raison que, dans l’idéal, il faut à la fois s’y créer son propre univers (image, esthétique) et toujours penser business en étant référencée sur des plateformes comme Feminalink. De manière générale, il faut s’ouvrir à tous les réseaux pour être d’une part visible et d’autre part prise au sérieux professionnellement parlant, » conclut-elle.

Feminalink com

TROIS QUESTIONS PERSONNELLES À EMILIE DAVERSIN :

Faut-il toujours suivre ses passions ?
Je pense que c’est important, pour les femmes, de redéfinir la notion de talent. On encourage beaucoup les femmes (et les hommes) à exploiter leurs talents et à fonder leur carrière là-dessus. Effectivement, faire de notre passion notre métier peut être extrêmement épanouissant, mais je pense qu’il ne faut pas s’enfermer dans ses passions. Il peut être salvateur de dire : « stop j’arrête là » quand on a fait le tour de notre passion pour quelque chose d’autre, quand on a plus l’envie. Il ne faut pas s’empêcher d’avancer et de laisser derrière soi ce talent. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas y revenir, mais il faut s’autoriser à déployer tout le reste de notre potentiel.

Vos inspirations au féminin ?
Je suis dingue d’Oprah Winfrey, c’est une entertaineuse et une business woman de folie. J’ai appelé ma fille Alexis car j’étais fan du personnage hyper powerful d’Alexis Morrell Carrington dans Dynastie. J’ai grandi à une époque où l’ambition des femmes était extrêmement revendiquée, il y avait une dimension de show énorme. Les femmes avaient de grandes épaulettes et un côté extravagant, un peu barré. Elles pouvaient tout se permettre : claquer les portes, prendre des coups de fil et boire un verre de whisky. Mais profondément, je pense que mes « modèles » sont les femmes qui bossent : les mères qui gèrent tout, les tantes qui quittent leur boulot pour monter leur business, les femmes qui s’affranchissent des barrières sociétales pour se donner les moyens de leur ambition.

Un bon conseil à nous donner ?
Je pense qu’il faut écouter sa jalousie. Quand on est très jalouse de quelqu’un, en général, il faut creuser plus loin et faire une petite introspection. Pourquoi je suis si jalouse de cette personne en particulier ? Qu’est-ce qu’elle fait qui anime en moi ce sentiment ? Ça veut dire que cette personne arrive à obtenir quelque chose que l’on n’arrive pas à obtenir. Peut-être que la personne dont vous êtes jalouse s’est autorisée une liberté que vous ne vous autorisez pas ?

www.feminalink.com
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Article issu de notre revue Les CONFETTIS, Volume 3 disponible sur notre boutique.

 

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