circle decoration
Inspiration et aspirations féminines

les confettis

3 questions à Frédéric Charbaut du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés

Talents | , 19/05/15 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Depuis 2001, le mythique quartier de Saint-Germain-des-Prés, berceau du jazz en Europe, vibre au rythme de la musique lors du

Depuis 2001, le mythique quartier de Saint-Germain-des-Prés, berceau du jazz en Europe, vibre au rythme de la musique lors du Festival de Saint-Germain-des-Prés. Aujourd’hui évènement incontournable, le festival rassemble de grands noms du jazz, des têtes d’affiches comme de jeunes talents dans un cadre unique pour des concerts exceptionnels. Rencontre avec Frédéric Charbaut, son fondateur et directeur artistique.

frederic-charbaut

© les-frigos.com

1°/ Frédéric, comment choisis-tu la programmation ?

Il y a 3 approches. D’abord un travail de prospection et de plaisir. Quand je pense à un artiste que j’ai vraiment envie de programmer, je le note sur une liste. Puis cela peut prendre un ou deux ans avant que cela ne se fasse car les dates ne correspondent pas à sa présence en France ou qu’il est déjà en concert quelque part. Puis il y a un travail avec les maisons de disques et les labels pour savoir quels seront les artistes qui seront en sortie d’album au moment du festival. C’est un travail que l’on mène dès la fin du festival afin de mettre en place des calendriers. Comme par exemple avec Kyle Eastwood qui est programmé cette année (les infos ici), j’ai su il y a 6-7 mois qu’il sortait un nouveau disque au mois d’avril donc j’ai contacté son manager pour un concert au mois de mai. Ce sera donc son premier concert parisien, chez nous, pour la sortie de son album. C’est donc un concert exclusif de sortie d’album et on en a 5 autres comme ça cette année (Shai Maestro notamment ou d’autres). La programmation sur les autres scènes comme la scène femme ou toutes les scènes gratuites, on les travaille 2-3 mois avant, sans urgence. La programmation se passe donc en 3 phases.

2°/ Quelques mots sur cette nouvelle édition. Quels sont les événements à ne pas louper ?

Aïe, aïe. C’est comme si tu demandais à un parent de choisir parmi ses 5 enfants. (Rires) Non sans aller jusque là, c’est difficile pour moi de choisir, je les aime tous. Mais il y a un pianiste, Vijay Iyer, qui est un pianiste d’une renommée internationale qui a déjà une vingtaine d’albums. C’est un nom très connu, quelqu’un de très très réputé dans le jazz mais curieusement en Europe, il n’a pas encore percé alors que tous les critiques qui lui sont consacrées sont dithyrambiques et unanimes. Là il vient de sortir un album sur un label légendaire et il va faire 3 concerts en France et son concert parisien, il est chez nous. C’est samedi prochain. C’est un événement. Je suis très fière de l’avoir.C’est vraiment un artiste qu’on a besoin de découvrir en France.

Sur la scène femme, en concerts gratuits, j’aime beaucoup la formation Agathe Jazz Quartet, découverte depuis longtemps et je l’ai fait jouer 2-3 fois et a chaque fois j’ai constaté un engouement. Là, elle vient de sortir un album donc c’était l’occasion de la reprogrammer autrement, dans d’autres conditions. C’est vraiment une artistes que j’aime beaucoup.

3°/ Une anecdote sur le festival ?

C’est une anecdote de passion. Il y a 2 ans, un concert avait lieu à l’église de Saint-Germain-des-Prés Un lieu de culte, de religion dont les artistes ont conscience et en général, y sont très sensibles. En plus du lieu mythique que peut être l’église de Saint-Germain-des-Prés. Lors du concert de l’artiste italien Paolo Fresu, trompettiste, qui jouait en duo avec un guitariste (un concert magique), l’artiste est arrivé en marchant du fond de l’église, en jouant de la trompette et a traversé au milieu de tous les gens pour arriver sur la scène. Il a pris le micro et présenté le concert en disant « voilà ce soir, nous sommes trois : mon guitariste, moi à la trompette et il y a l’église. Nous sommes trois. » Pour lui l’église était un des éléments du concert. Très importante dans sa musique. C’est vrai que des anecdotes, il y en a plein mais celle là est vraiment jolie. C’est comme lors du concert de Dee Dee Bridgewater à l’église Saint-Sulpice, à la fin du concert devant 1 500 personnes, elle était tellement émue qu’elle est tombée dans les bras du curé en pleurs. Émue d’être dans ce lieu.

P_Fresu_B_Ferra_c_Pascal_Bouclier

Merci à Frédéric pour sa disponibilité à quelques jours de l’ouverture du festival.

Toutes les infos sur le festival, du jeudi 25 mai au lundi 1er juin :
festivaljazzsaintgermainparis.com

Et retrouvez aussi Frédéric, tous les mois au club Jazz à Fip, de 19h00 à 20h30

festival-jazz-saint-germain-paris

Laissez un mot

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

up to top