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Okko Hotels, de la suite dans les idées

Responsable de 8 à 10 % des émissions mondiales de CO2 s'il ne fallait citer qu’un chiffre préoccupant, le domaine de l’hospitalité et, plus particulièrement, son ambassadrice l’hôtellerie, ont longtemps érigé des temples de bien-être en dépit de notre maison première, la Terre. Face à l’ambivalence d’un secteur qui a eu tendance à promouvoir le territoire, tout en le vulnérabilisant, le groupe OKKO HOTELS émerge et s’engage par l’action concrète. Lumière sur cet éclaireur, unique entreprise à mission du paysage hôtelier français.

Le 12 janvier 2026

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Choisir sa devise

Comment une industrie peut-elle se revendiquer « de l’hospitalité », alors qu’elle menace si manifestement la pérennité du vivant ? Directrice générale du groupe familial OKKO HOTELS, initié par son père il y a une quinzaine d’années, Solenne Ojea-Devys assume sa désobéissance à la dogmatique quête de profit, rappelant que l’époque de polycrise que l’on traverse, en est une conséquence. Portée par le concept de Pierre Rabhi ou la théorisation des principes de la robustesse du biologiste Olivier Hamant, la décisionnaire oriente la marque sur le chemin d’une philosophie écologique hédoniste où la recherche de durabilité enfante une économie saine, joyeuse et vertueuse. Prescriptrice d’un art de recevoir éclairé par l’intelligence du vivant, OKKO HOTELS célèbre sa consistance en devenant entreprise à mission. Une première dans l’hôtellerie française qui, on l’espère, fera bientôt système.

Un luxe de la justesse

Aujourd’hui composée de 14 établissements 4 étoiles en hypercentre des métropoles françaises, la constellation OKKO HOTELS défend une représentation rentable de l’hospitalité haut de gamme qui ne se mesure pas à l’opulence mais à sa consistance. Chaque adresse est ainsi un kaléidoscope d’émotions où chaque expérience consacre la bienfaisance de la pensée écologique. Comme à son habitude, Solenne Ojea-Devys élève le débat : « Bien sûr, nos choix de ne pas avoir recours aux conditionnements uniques pour les produits de soin et de beauté, ou encore de ne pas installer de baignoires dans nos chambres ont été vivement critiqués par des hôteliers conventionnels, car cela touchait à ce rêve qu’est le luxe de l’hyper-individualisation du désir. Notre philosophie est inverse, l’expérience chez OKKO HOTELS est remarquable par sa sensibilité et son inclination à se voir décuplée quand elle est partagée. C’est une sophistication par le cœur. »

Concrètement, le groupe familial injecte du bon sens dans les pratiques de l’hôtellerie d’exception et cela à chaque étape de ses process. Les bouteilles d’eau sont remplacées par des fontaines en libre service, les snacks sont disponibles par l’intermédiaire de dispositifs vrac, les buffets proposent un choix raisonnable et les potentiels excédents trouvent preneur sur Too Good To Go. Du côté des équipements, les matelas sont composés de matériaux naturels comme le caoutchouc ou la fibre de coco, les draps sont en coton et lin naturellement froissés (ne demandant aucun repassage), l’utilisation de l’eau est limitée par des modules de régulation intégrés dans les douches et les sanitaires sont munis de chasses double flux. À plus grande échelle, chaque espace est rénové ou conçu selon une réflexion architecturale raisonnée et locale.

Ode à la créativité

Loin d’être cosmétique, cette multitude de choix en faveur du vivant rivalise d’audace dans un secteur aux exigences standardisées par les lois du marché. Comme le soulève la prescriptrice Hélène Aguilar dans son podcast Où est le beau ? : « Une telle entreprise stimule la créativité afin d’accueillir les challenges avec une résilience toujours plus enthousiaste. » En effet, face au cynisme d’une société du tout-plastique et de l’énergie fossile, Solenne Ojea-Devys convoque l’intelligence collective de collaborateurs, artisans et créatifs qu’elle embarque dans le flux vertueux de la pensée écologique. Cela demande du temps, car le sourcing est minutieux et qu’à l’échelle des pionniers, tout s’invente. C’est aussi cela, mettre du cœur à l’ouvrage comme l’explique Solenne : « Ma plus grande joie réside dans l’adhésion d’acteurs traditionnels à nos projets d’écoconception, l’utilité de notre démarche rayonne alors. » Résultent de la mutualisation des forces créatives, des solutions de chimie douce permettant d’ignifuger les parties communes, ou encore des démarches de réemploi sublimant la matière existante. Le décor de l’OKKO HOTELS Paris Gare de l’Est réalisé avec d’anciennes possessions de la Compagnie internationale des wagons-lits en est un exemple triomphant.

Honorer le patrimoine

En corrélant intégrité et raison d’être, le groupe OKKO HOTELS offre une nouvelle dimension à la notion de patrimoine. S’inscrit alors dans l’héritage à préserver la poésie du vivant, que les métiers de l’hospitalité ont la capacité de valoriser selon le principe de responsabilité. En effet, si le tourisme permet à la France d’exporter les plus élégantes de ses facettes, il a pour écueil de vulnérabiliser les ressources de certains territoires si dérégulés. Accueillir les voyageurs selon les coutumes d’un art de vivre durable initie alors chaque esthète exigeant à voyager avec conscience et empathie pour vivifier le patrimoine, ce trésor aussi précieux que commun.

Mutualiser les forces

Au micro d’Hélène Aguilar, Solenne Ojea-Devys ne cache pas son enthousiasme à l’idée qu’un jour un hôtel zéro carbone voie le jour. Une ambition dont le succès ne sera possible qu’à la condition d’une mobilisation collective qui passe, entre autres, par la transmission : « La rétention d’information pour tenir à l’écart la concurrence n’est pas compatible avec les enjeux du vivre-ensemble sur une planète qui continue de nous supporter. Il faut désormais être solidaires entre acteurs de l’hôtellerie, partager ses recherches et ses questionnements pour tendre vers une hospitalité qui tient les promesses de ses lettres. Cela passe également par la formation des équipes. Chez OKKO HOTELS , nous prenons en charge la formation de nos 300 collaborateurs, car l’histoire de l’hospitalité s’écrit ensemble, comme l’on sème les graines du rêve possible. »

www.okkohotels.com

Retrouvez l’intégralité de cet échange avec Solenne Ojea-Devys dans notre Hors-Série spécial Hospitalité, toujours disponible.

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Photo en Une : Okko Bayonne Centre ©Lucie Brémeault