Parabaya, des bijoux qui invitent au voyage
Parabaya est la contraction de Paraty et Bahia, deux endroits du Brésil que Véronique, créatrice de la marque, aime particulièrement. Brasil Riviera, À dos de chameau, Rêve tropical… Du nom des collections aux noms des bracelets, tout invite à l’évasion. Ces bijoux hauts en couleurs donnent du peps à une tenue, en toute simplicité.
D’où est partie cette envie de créer des bijoux ?
Il y a une dizaine d’années, lors d’une expatriation au Brésil, j’ai suivi des cours de bijouterie. J’ai fondu de l’or, de l’argent, je fabriquais des bagues, des bracelets avec des pierres semi précieuses. Mes amis trouvaient cela très chouette au point de me demander de leur en fabriquer. Voici la genèse de Parabaya.
C’est comme cela qu’est née Parabaya ?
Oui, à mon retour en France, je ne me voyais pas me retrouver dans un schéma classique de boite avec des horaires compliqués et pas toujours prévisibles. J’avais envie d’avoir une activité professionnelle qui me permette de m’occuper de mes enfants. Être à la sortie de l’école, avoir mes mercredis, dans l’idéal les vacances scolaires. Mon mari qui est mon plus grand soutien m’a encouragée à développer mes bijoux et à poursuivre ce que j’avais démarré au Brésil.
Pourquoi des bijoux ?
J’aurais très bien pu être fleuriste ! J’aime le côté manuel. Je fais du tricot, de la couture, je cuisine énormément. J’adore faire des choses de mes mains. J’ai toujours dit que je ne serai jamais derrière un ordinateur quand je serai grande. Au final, je passe beaucoup de temps derrière un écran. Mais j’adore ce que je fais donc ce n’est pas gênant. Ce que je préfère, ce sont les moments de création. Je m’éclate avec tous ces coloris. Je pense sincèrement que la couleur a quelque chose de thérapeutique.
Ces bracelets Pipoca (Pop-corn en Portugais), ADN de la marque, étaient présents dès le début de l’aventure ?
J’ai commencé en 2016 avec des pierres semi-précieuses, des chaines fines puis de la gravure personnalisée. J’ai fait rapidement le constat que si j’avais envie que Parabaya grossisse un peu, il fallait que je trouve quelque chose qui puisse se développer et se proposer plus facilement dans les boutiques de revendeurs, ce que la gravure personnalisée ne permettait pas. J’ai développé les bracelets Pipocas par la suite, un besoin de couleur et d’avoir un accessoire qui habille une tenue.


Le succès a-t-il été immédiat ?
Au départ, j’ai réalisé une toute petite collection, quelques bracelets pour voir si les gens aimaient ou pas. L’idée des trois bracelets (trio) a été présente dès le début de l’aventure car pour moi, c’est un produit qui se valorise en étant porté en accumulation. Une acheteuse du Bon Marché a repéré les bracelets dans une de nos boutiques et elle m’a proposé un pop-up chez eux à Noël. C’est comme cela que Parabaya s’est retrouvé propulsé dans le monde des grands. De tous les bijoux que je faisais, je ne me suis plus concentrée que sur les bracelets qui sont devenus l’ADN de la marque.
Ces bracelets, c’est la couleur, l’invitation au voyage…
Ce n’est pas seulement un assemblage de couleurs parce que c’est joli. Il y a toute une recherche plus approfondie. Chaque collection raconte vraiment une histoire. Pour notre collection Brasil Riviera, sur le thème de la rayure, nous avons développé avec notre fournisseur des perles rayée, très graphiques. Nous avons aussi développé une gamme de bracelets bomboms, avec des perles rondes légèrement aplaties rappelant les gros dragibus de notre enfance. L’idée est vraiment de les porter ensemble, de les mixer et de se les approprier. Chaque nom de bracelet, de collection, est pensé en fonction du coloris, de l’histoire que l’on veut raconter.
Parabaya, une aventure familiale ?
Oui je travaille avec ma grande sœur Charlotte qui a rejoint l’aventure à mes côtés depuis presque 2 ans maintenant ! Je suis celle qui crée, imagine et rêve (beaucoup!) Et Charlotte c’est madame chiffres : celle qui compte, organise, prévoit. On a 2 caractères assez différents mais super complémentaires. Nos maris respectifs nous aident beaucoup également, en étant avant tout des oreilles attentives et c’est déjà une grosse partie du job ! Les enfants nous aident lors de certains shootings, dans le tri de perles … tout le monde met la main à la patte !
Au départ, je créais et j’assemblais les bijoux chez moi, dans mon atelier. Aujourd’hui nous travaillons avec un atelier partenaire qui est une entreprise adaptée qui emploie des personnes en situation de handicap. C’est une volonté de contribuer à notre échelle dans une cause sociétale importante. D’ailleurs Corinne, notre référente Parabaya à l’atelier, a reçu l’année dernière le trophée de la femme en Entreprises Adaptées. C’est pour nous une super récompense et une grande fierté.


Votre inspiration, d’où vient-elle ?
Ça vient un peu comme ça. Ma vie, mon quotidien à Londres où j’habite depuis quelques années. Les balades, les expos avec les enfants. Je me promène beaucoup avec ma chienne Samba (elle aussi a récupéré 1 peu de Brésil dans son nom) en écoutant de la musique classique. Je m’oblige à penser. J’ai toujours un petit carnet sur moi dans lequel je note mes idées avant qu’elles ne s’envolent. Je recherche avant tout à obtenir une collection cohérente et qui me plait. Je ne peux pas vendre quelque chose que je n’aime pas. Je suis la reine du last minute, et je suis capable de finaliser une collection la veille de sa présentation… ! C’est un sujet sur lequel je travaille car c’est une chose de travailler seule, mais maintenant plusieurs personnes dépendent de mon travail et je ne peux donc plus me permettre d’être trop juste niveau timing.
Quels sont vos défis actuels ?
Réussir à faire grandir la marque tout en gardant l’ADN de celle-ci. Les gens aiment ce produit, mais c’est aussi une tendance. Il faut donc réussir à faire perdurer Parabaya, à progresser et savoir proposer autre chose. On rencontre aussi un vrai problème de sourcing. On ne reçoit pas toujours ce qu’on a commandé, ni la qualité recherchée. Je me retrouve parfois avec une collection planifiée mais pas les produits pour la réaliser.
Il faut aussi faire face à la concurrence. Notre atout est notre réputation de produire des bracelets de qualité. J’ai par exemple fait énormément de recherches sur l’élastique afin d’en trouver un qui soit le plus résistant possible. On fait aussi très attention à la qualité des perles. On cherche à produire des bracelets fantaisie à un prix correct mais de qualité. Un bracelet que les gens puissent garder plusieurs années et non un bracelet d’un été. On a d’ailleurs de vraies collectionneuses ! J’ai des clientes qui en ont 40, 50 voire plus ! Elles ont toutes les couleurs, elles en recommandent dès la sortie d’une nouvelle collection.


Quels sont vos projets futurs ?
J’aimerais développer beaucoup plus à l’international. Aujourd’hui, on est assez présents en France, mais l’idée serait d’ouvrir de nouveaux marchés sur l’export, notamment le Royaume Uni.
Les rendez-vous nouvelles collections à ne pas rater ?
Deux grands rendez-vous en septembre et en janvier. C’est là que nous présentons nos collections aux boutiques durant le salon Maison & Objet. On propose parfois une petite collection capsule comme celle de la fête des mères cette année. Pour la première fois, nous sortirons aussi une petite collection capsule début novembre. C’est un vrai parti prix : les clientes savent quand les nouveautés sortent et c’est aussi plus facile à gérer avec les revendeurs.
Des projets pour Parabaya ?
Nous travaillons sur des nouveaux projets de perles et de bijoux – une grosse nouveauté sortira très bientôt – il s’agit d’un collier. Nous allons également avoir une capsule fêtes des mères qui sortira fin avril. Le leitmotive reste et restera toujours la couleur.
Le plus de Parabaya ?
Ce que j’aime dans nos bijoux, c’est qu’ils sont la touche finale d’une tenue. On peut être habillé hyper simplement, ajouter un trio de bracelet et notre look est modifié. Ils sont la petite touche en plus, pas compliquée et qui en jette !
Un article par Emilie Appelcryn
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