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Dans la maison de Liesbeth Disbergen

Talents | , 26/07/21 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Liesbeth Disbergen, fondatrice de la marque de vêtements Sloppop Yeah a réalisé le rêve de nombreux urbains : s’établir dans une maison en pleine forêt. Visite.

Dans la maison de Liesbeth Disbergen

Liesbeth, vous êtes la fondatrice de la marque de vêtements et accessoires Sloppop Yeah et vous vivez aux Pays-Bas, au cœur d’une forêt. Comment avez-vous trouvé cette maison?

Après avoir cherché pendant des mois sur Funda, une plateforme néerlandaise, nous sommes finalement tombés sur cette maison dans les bois. Nous étions hésitants au début, mais lorsque nous l’avons visitée pour la première fois, nous savions que cette maison devait être la nôtre. Les vitraux, les beaux détails, les carreaux verts, tout correspondait à ce que nous recherchions.

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Pourquoi ce choix de vie ? Quels ont été les plus grands défis pour déménager ici ?

Nous avions déjà goûté au plein air pendant notre séjour en Autriche. Nous vivions dans les montagnes et nous ressentions déjà une énorme liberté. De retour aux Pays-Bas, les enfants ont d’abord terminé leurs études secondaires, puis nous sommes partis à la recherche d’un endroit où nous voulions vivre plus longtemps. Nous cherchions un endroit où nous aurions la liberté de vivre à l’extérieur. Un endroit pour se retirer. Déménager ici ne fut pas une étape plus difficile que les précédentes. C’était un mouvement de plus vers la paix. Ici.

 

Quelles ont été vos inspirations pour cette rénovation ? Vouliez-vous travailler avec des matériaux particuliers ?

La rénovation est un processus toujours en cours. Nous l’abordons par petites portions. L’inspiration principale pour nous, est de garder la maison aussi authentique que possible. Bien sûr, il y a toujours des points d’amélioration et des questions de goût, mais la structure et l’ambiance générale de la maison, nous n’y touchons pas. Par exemple, la salle de bain bleu clair est principalement inspirée de l’ancienne salle de bain qui était vert menthe auparavant. En raison de tuyaux cassés, nous avons pris la décision consciente et durable de remplacer la salle de bain. Cette année, nous avons peint tous les cadres de la maison ; bois et acier. Nous avons choisi pour cela une couleur verte, patinée, qui était autrefois présente sur la maison.

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Vous décorez votre maison avec de belles touches colorées, comme vos créations. Que représente la couleur pour vous? Avez-vous besoin de couleurs pour être heureuse ?

Il y a un beau poème de K. Schippers qui décrit bien ma relation avec la couleur. Traduit du néerlandais, il dit : « Si vous regardez de près autour de vous, vous voyez que tout est coloré ». Je trouve que cela résonne avec mon travail, mais aussi ma vie personnelle. La couleur verte, par exemple, est omniprésente chez nous. Vous pouvez en trouver partout ici. C’est la couleur de la forêt, des plantes, de la maison, jusqu’à notre canapé. Elle me procure beaucoup de paix. Mais cela dépend vraiment de la couleur, parfois certaines, spécifiques, me rendent agitée alors je les supprime simplement.

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Quels sont, pour vous, les avantages de vivre en forêt ? Vos interactions avec la nature et l’environnement en général sont-elles différentes en raison de votre lieu de résidence ?

Le premier avantage est évidemment la tranquillité que vous obtenez lorsque vous vivez ici. Le seul bruit occasionnel que nous entendons provient de la nature elle-même. Ce que je n’appellerais pas du bruit de toute façon. Mais l’interaction que nous avons actuellement avec la nature est beaucoup plus pure qu’elle ne l’était auparavant. Nous apprenons également de la nature, par exemple, l’été 2018 a eu un impact important sur notre habitat. En raison de la chaleur et de la sécheresse de cet été-là, nos pins ont été mangés par les coléoptères et tout était hors de notre contrôle. De plus, malheureusement, beaucoup de rhododendrons de cinquante ans d’âge n’ont pas survécu à la chaleur. Enfin, dans la forêt il y a beaucoup d’animaux sauvages comme le sanglier, le cerf élaphe et même le loup, à nouveau introduit. On constate les marques qu’ils laissent et parfois ils labourent même notre herbe. Ce sont donc des choses auxquelles nous n’aurions jamais eu à faire face si nous habitions en centre-ville.

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Vous êtes à la tête d’une marque créative. S’agissait-il d’un rêve d’enfance ?

C’est vrai que quand j’étais plus jeune, on pouvait toujours me trouver en train de faire toutes sortes de travaux manuels. J’ai toujours eu ça en moi. Cependant, quand j’ai commencé à vieillir, je me suis intéressée aussi à la musique. J’ai d’ailleurs enseigné la flûte à bec et le piano pendant 15 ans. Puis lorsque nous avons déménagé avec toute la famille en Autriche, c’est le moment où j’ai commencé à vraiment me concentrer sur ma marque. Je pense que cela est lié au fait que nous vivions assez isolés et j’ai ressenti l’urgence de créer à nouveau. J’ai donc fondé Sloppop Yeah, une petite marque qui crée des poupées et des vêtements pour enfants. Plus tard, lorsque nous sommes retournés aux Pays-Bas, j’ai commencé à produire d’autres produits tels que des oreillers, des sacs et des guirlandes.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans votre parcours ?

Si je regarde en arrière, je ne vois aucune difficulté, je les décrirais davantage comme des défis. Chaque défi m’a poussé à être et à rester créative, c’est devenu ma façon de vivre, mon mode de vie.

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Vous restez très active sur les réseaux sociaux et invitez à découvrir votre mode de vie. Est-ce une façon de rester en contact tout en étant isolé ? Ou d’inviter chacun de nous à se tourner vers une vie plus connectée à la nature ?

Je n’ai jamais vu les réseaux sociaux comme un moyen de rester en contact, mais plutôt un moyen d’inspirer les autres, tout comme moi-même. De me mettre au défi aussi. Par exemple, l’entretien d’une forêt est un véritable défi par rapport à la tonte de l’herbe. De plus, essayer de faire pousser des légumes dans une ancienne serre, avec un potager au milieu de la forêt est difficile, en raison de la structure du sol et de la quantité limitée de soleil. Alors, oui, peut-être, je vous invite à jeter un œil à notre vie pour voir que ce n’est pas si difficile de se connecter à la nature.

 

Que souhaitez-vous pour les mois ou les années à venir?

Par-dessus tout, rester en bonne santé et j’aimerais avoir un grand jardin de cueillette. J’y travaille mais ce n’est pas facile. À l’avenir, mon mari et moi aimerions aussi offrir un endroit à des gens qui aimeraient être dans la nature, tout comme nous.

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