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Madeleine Ably compose avec ses influences

Rencontres | , 22/11/21 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Tout n’est pas écrit à l’avance ! Hasard ou destin, la vie est peuplée de rencontres inattendues qui bousculent les cartes pour que s'expriment avec magie, audace et créativité.

Madeleine Ably compose avec ses influences

 

Madeleine, vous êtes la fondatrice de la marque Six Soeurs. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre label ?
Après avoir bossé dans le documentaire et le reportage comme directrice de production, il était temps de créer ma boîte. Prenant très au sérieux mon rôle de sœur aînée, j’ai créé cette boîte avec cinq mes sœurs et je l’ai naturellement appelée Sixsœurs.

 

Vous êtes donc l’ainée d’une famille de six sœurs, pouvez-vous nous dire quelle place elles occupent dans votre vie ?
Beaucoup ! Nous sommes très proches et ce qui aggrave considérablement les choses, c’est que nous habitons toutes à une rue les unes des autres, mais nos maris s’adorent et nos enfants ont le même âge.

 

En plus de vos sœurs, votre maman a également une place importante dans votre galaxie créative et professionnelle, n’est-ce pas ?
Oui, j’ai monté ma marque en rêvant de réaliser un jour une veste en patchwork. Le patchwork est une technique que j’ai appris auprès de ma mère qui adorait ça ! Par la suite, j’ai découvert le travail de Sabine du Tertre et j’ai ouvert les yeux sur tout le potentiel artistique que renfermait le patchwork. C’est très poétique comme composition car cela permet de marier des univers différents, d’initier des rencontres de matières, de couleurs, de motifs. Et puis, cela permet d’offrir une nouvelle dynamique à des chutes de tissus qui dorment dans les ateliers. Aussi, je crois que j’ai beaucoup d’affection pour ce savoir-faire parce qu’il n’est pas conditionné par un haut niveau en couture. C’est très accessible. Grâce aux apprentissages de ma mère, grâce à la découverte de Sabine du Tertre, grâce à mes sœurs et toutes les femmes qui ont inspiré ma démarche, je peux aujourd’hui réaliser mon rêve ! Je viens de commercialiser 10 pièces en patchwork, uniques, sur le site de la marque.

 

Où trouvez-vous-votre inspiration ? En déco ? En mode ?
De partout, mes amis, une fille très lookée dans la rue, un mood board Pinterest, un livre ouvert au hasard, une pochette de disque ou une exposition… Pour la mode, en ce qui me concerne, tout part du tissu. J’adore les tissus. J’ai presque le cœur qui bat quand je rentre dans un magasin de tissus et j’y passe des heures depuis toute petite. C’est ensuite que j’imagine le vêtement.

 

Vous nourrissez beaucoup d’affection pour la seconde main, le vintage, le fait de chiner. D’où vient cet amour ?
J’ai grandi dans une famille nombreuse. On se refilait les vêtements cousus par ma mère de sœur en sœur. C’est devenu notre façon de consommer. J’aime les objets qui ont une histoire, qui ont traversé des époques. Par leur âme, ils laissent un peu rêveurs. Les vêtements vintage sont souvent de petits trésors et leur qualité a fait ses preuves. On est loin des productions industrielles à l’autre bout de la planète et ça me plaît.

Quelles sont les femmes qui vous inspirent au quotidien ?
J’aime des femmes comme Françoise Gilot, Emma François, Audrey Hepburn, Olivia Merilahti, la chanteuse du groupe The Do, et Hannah Henderson du shop General Store à LA.

 

Femme, créatrice, vous êtes aussi maman de trois enfants. Comment se composent vos journées ?
Je n’ai pas vraiment de journée type, si ce n’est que je bosse tous les jours mais que je suis entièrement libre de mener mes journées comme je l’entends, avec pour seule contrainte d’aller chercher mes enfants à l’école (ce qui signifie que je rebosse souvent le soir). Mon boulot est assez varié et du coup dans une même journée, je peux : coudre un prototype de vêtement le matin, faire de la compta sur ma pause déjeuner, passer l’après-midi sur un shooting, accompagner mon fils au karaté et en profiter pour passer à l’atelier, et le soir m’y remettre jusqu’à pas d’heure ou alors décider de me coucher très tôt, sans jamais y parvenir.

Comment transmet-on à son enfant le goût du beau et des belles matières ?
Je ne sais pas, je pense que lorsqu’ils sont petits, le plus important c’est qu’ils apprennent à dire bonjour, merci et à manger la bouche fermée (rire). Ensuite, ça se fait tout seul, non ? S’ils grandissent dans un joli endroit ça peut leur donner des idées, non ? Cela se fait un peu naturellement j’imagine… et par mimétisme. Très souvent quand je couds, ma fille vient s’installer à mes côtés pour dessiner.

 

www.sixsoeurs.com

Photos © Francois Rouzioux pour Les Confettis

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