Plume de Paon : l’art book qui apprend à briller par soi-même
Une campagne Ulule s’ouvre pour financer l’édition d’un livre que j’aurais aimé avoir entre les mains bien plus tôt. Il
Une campagne Ulule s’ouvre pour financer l’édition d’un livre que j’aurais aimé avoir entre les mains bien plus tôt. Il s’appelle Plume de Paon. Et avant que vous puissiez le soutenir, j’avais envie de vous raconter pourquoi il compte.
Un paon sans plumes et une question qui nous traverse toutes
L’histoire est celle d’un paon en quête de lui-même. Il perd ses plumes, une à une, offertes aux autres, données par générosité ou par peur de décevoir, jusqu’à se retrouver dépouillé de tout ce qui faisait son éclat. Et c’est précisément là, dans ce vide absolu, que commence la vraie magie. Car Plume de Paon ne raconte pas une histoire de perte. Il raconte une histoire de renaissance. Celle qui n’est possible qu’en lâchant ce que l’on croyait être soi, le paraître, les attributs empruntés, les identités construites pour plaire, pour laisser émerger ce que l’on est vraiment. Le message est simple, et pourtant on l’oublie si souvent : le seul chemin qui mène à soi est celui que l’on se trace.
Un objet d’exception, pensé comme un refuge
Ce qui rend Plume de Paon singulier, c’est autant ce qu’il dit que la manière dont il le dit. Né de la collaboration entre l’auteure Alexandra Delangue et l’artiste peintre Bleu Platine (Faustine Platteau), ce livre est une œuvre à part entière : 64 pages grand format (21 × 29,7 cm), des illustrations peintes à la main à la gouache, un médium instinctif, presque imprévisible et des effets dorés qui traversent les pages comme autant de lueurs intérieures. L’artiste a elle-même dû abandonner ses repères techniques pour laisser place à la spontanéité. Un geste qui fait écho au voyage du paon. Un geste qui dit que l’art, aussi, se trace en lâchant le contrôle.

Le résultat est un objet que l’on pose sur sa table de nuit et auquel on revient. Pas seulement pour lire. Pour se rappeler sa propre valeur.
Les personnages que l’on reconnaît

Ce qui touche dans Plume de Paon, c’est la galerie de personnages secondaires, chacun une facette de ce que nous traversons. Le toucan qui demande dix plumes pour séduire, le léopard puissant et pourtant piégé, le faisan doré qui juge et conseille sans qu’on lui ait rien demandé, l’autruche protectrice qui s’inquiète et veut réparer ce qu’elle croit être une blessure. On les connaît. On les a rencontrés. Parfois, on est l’une d’elles. Et c’est en traversant ces rencontres que le paon comprend, que nous comprenons, qu’on ne se construit pas avec les morceaux des autres.
Pourquoi je vous en parle
Parce qu’il est né de l’envie de transmettre quelque chose de beau sur l’amour de soi — pas le genre de développement personnel qui sonne creux, mais une invitation poétique, illustrée, que l’on peut partager avec un enfant, ou garder pour soi.
Prends toute ta place. Le monde est tellement plus beau quand tu es toi-même.
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