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Une dégustation de Saké

Lieux | , 28/08/15 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Doux, subtil, fin, racé, le saké a tout pour plaire ! Le saké s'est dévoilé dans toute sa splendeur à la Maison Wa...

Une dégustation de Saké

Lorsque j’ai reçu l’invitation pour cette dégustation de saké, j’ai tout de suite pensé à mon ami Olivier, expert du Japon. Connaissant son intérêt pour la culture japonaise en général (il traduit d’ailleurs des mangas pour la France), j’espérais qu’il réponde positivement à ma sollicitation. Et c’est donc sans surprise qu’il fut ravi d’assister à la première dégustation de saké dans la toute nouvelle maison du Japon à Paris, la Maison Wa. Je lui cède donc la parole, ici, afin de lui laisser nous conter son expérience. Olivier, c’est à toi !

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L’expression japonaise du jour : Kagami biraki ; littéralement « ouverture du miroir ». Une métaphore métaphysique qui renvoie à un rituel des plus physiques : l’ouverture d’un tonneau de saké. Un évènement rare en France, point d’orgue d’une dégustation de sakés tout aussi rares, organisée le 9 juillet dernier par l’académie de saké et la Maison WA, nouvelle enseigne culturelle du quartier japonais parisien (8 bis rue Villedo, 75001 Paris).

kagamibiraki1©SalonDuSake

32 crus rares ou inédits

À évènement exceptionnel, exercice périlleux : rédiger un billet après dégustation de 32 variétés de sakés ! Alors, oui, les coupes sont petites, et, non, je ne les ai pas tous testés. Mais j’ai eu du mal à résister, car le « problème » avec le saké, c’est qu’une fois lancé, il est difficile de s’arrêter ! Et ce n’est pas une histoire d’alcoolémie, mais bien de plaisir et de curiosité face aux subtilités dévoilées à chaque nouvelle gorgée.

taru1©SalonDuSake

Le champ des possibles…

Il existe autant de variétés d’alcool de riz (je précise l’origine, au cas où…) que de producteurs. De quoi garantir une (quasi) infinité de goûts, du plus floral et raffiné au plus minéral et brut en passant par le plus épicé et soyeux. Le parallèle avec le vin se fait naturellement : il y en a pour tous les palais et pour accompagner n’importe quel plat. « La principale différence est que le vin a tendance à s’imposer sur les aliments, tandis que le saké les met plutôt en valeur », souligne un connaisseur, heureux de me faire partager sa passion pour la dite boisson. Et force est de constater que, bien épaulé, même un béotien comme moi parvient à trouver et reconnaitre les saveurs (fruits jaunes, céréales grillées, épices, sauce soja… Si si, je vous jure !) et apprécier les associations avec des fruits, légumes, charcuteries et autres farandoles de fromages.

La Rolls du saké à moins de 100€

Le palais est comblé, les yeux détaillent les designs des bouteilles, l’esprit s’évade… Mais une question terre-à-terre le ramène vite… sur terre. Celle du prix. Car les taxes à l’importation font souvent du saké un produit relativement haut de gamme (rien à moins de 10€ la bouteille), alors que sa diversité le destine à une consommation beaucoup plus grand public. « Il faut tout de même savoir que le saké n’est pas un alcool de garde. Il n’y a donc pas de spéculation et pour 100€, vous pouvez vous offrir le top du top », explique Sylvain Huet, expert n°1 français et fondateur de l’académie du saké. Et pour l’avoir testé et retesté, le top du top vaut vraiment le détour !

sake2©SalonDuSake

Nectar à découvrir

Alors oui, le saké fait encore figure de boisson de luxe, mais il propose tant à découvrir qu’il serait dommage de passer à côté de son originalité et d’une richesse gustative qui convient aussi bien à ces messieurs qu’à ces dames. Le moyen le plus sûr de le vérifier ? Faire les yeux doux à son caviste local ou, mieux, aux (rares) cavistes spécialisés. Autre solution : préparer son nez et ses papilles pour une expédition enivrante au salon du saké 2015, les 31 octobre et 1er novembre prochain. Save the date !

PS : Après délibération post-dégustation, je décerne, en toute subjectivité, le rameau du raffinement au Dassai 23 de chez Dassai, le rameau de l’originalité au Zenshichi de chez Ryusei et le rameau du caractère au Muroka Nama Genshu (à vos souhaits) de chez Born.

SylvainHuet©MatthieuZellweger

Olivier, est journaliste scientifique, amateur d’expériences culinaires et scénariste des Contresang, une série BD dont le 1er tome – Arken – est sorti le 26 août.

Photos © Salon Du Sake et Matthieu Zellweger

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