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Le média des femmes hautes en couleur

les confettis

Clémentine Galey, fondatrice de Bliss-Stories

Talents | , 21/06/21 | share facebook Pinterest logo Share on Google+ share mail

Grâce à son podcast Bliss-Stories, Clémentine Galey participe à libérer la parole et l'écoute des femmes autour de la grossesse et la maternité. Rencontre avec cette âme bienveillante.

Clémentine Galey, fondatrice de Bliss-Stories

Clémentine, vous êtes la fondatrice de Bliss-Stories, un média/application mobile qui libère la parole autour de la grossesse, de l’accouchement et de la parentalité. Est-ce en devenant maman que vous avez ressenti le besoin d’initier ce projet ? Quel était votre point de départ ? 

Quand je suis devenue maman, j’ai navigué à vue. J’avais comme seule référence, ma maman qui avait eu 4 enfants dans la plus grande décontraction, et quelques amies qui s’étaient bien gardées de me donner des infos, puisqu’à l’époque, on était très loin d’une quelconque libération de la parole. Et puis, 7 ans plus tard, une de mes sœurs est tombée enceinte, et je me suis rendue compte qu’elle n’avait aucun élément concret sur ce qui se passait dans une salle d’accouchement… et encore moins après. Alors je me suis mise à tout lui raconter, pour de vrai, et elle me répondait « Mais si tu ne me l’avais pas dit… qui l’aurait fait ?? ». Au même moment je découvrais la magie des podcasts, moi la boulimique de radio, ce média m’a tout de suite complètement séduite. À cela s’est ajoutée ma petite voix intérieure qui me répétait depuis quelques années qu’il fallait que je donne un peu plus de sens et d’utilité à ma vie professionnelle… et le mélange de ces 3 signaux très forts a donné naissance à Bliss-Stories en avril 2018. Depuis 3 ans maintenant, je tends donc mon micro à des femmes puissantes et inspirantes qui n’avaient jamais parlé de l’intime de façon aussi décomplexée. On aborde vraiment sans filtre tous les sujets qui touchent à la grossesse, l’accouchement et la maternité en général. De toute évidence, les femmes avaient beaucoup de choses à raconter, et chaque histoire individuelle touche en fait à l’universel.

 

Bliss-Stories, ce sont près de 130 épisodes cumulant plusieurs millions d’écoutes ainsi que des vidéos Youtube. Pourquoi avez-vous choisi ces formats-là ? 

Quand j’ai découvert les podcasts, j’ai aussi découvert la puissance de la voix, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas meilleur canal pour raconter l’intime. Avec le podcast on retire tous les artifices de l’image. Chaque mot, chaque nuance, chaque silence a son importance. Je murmure presque à l’oreille de mes auditrices, et chaque épisode bénéficie d’une écoute attentive, engagée… captivée j’espère ! Ce qui est fou c’est que la voix laisse beaucoup de place à l’imaginaire et n’en imprègne que plus fortement les esprits.

 

Les vidéos sur Youtube sont arrivées bien plus tard. L’idée est de prendre des nouvelles de mes invitées, plusieurs mois ou années après la diffusion de leur épisode, pour savoir ce qu’elles sont devenues, mais aussi pour développer avec elles des sujets évoqués dans leur épisode, ou encore leur faire découvrir des marques qui peuvent être utiles aux futures et jeunes mamans. La saison 1 a été géniale à tourner, et avec mon équipe nous planchons actuellement sur une saison 2, légèrement différente mais toujours aussi enthousiasmante.

Clémentine-Galey-les-confettis-Bliss-Stories

À travers ces contenus, femmes connues et anonymes s’expriment sans filtre sur leur parcours personnel de grossesse, abordant parfois le deuil périnatal, le post partum, la fausse couche, la PMA. Comment expliquez-vous que ces récits personnels soient si bienfaisants d’un point de vue collectif ? 

Chaque épisode qui traite de ces sujets douloureux a marqué une étape dans la vie du podcast (et dans la mienne). En décidant de leur donner une place de choix dans ma programmation, je n’imaginais pas à quel point les retours allaient être nombreux, et ils figurent parmi les épisodes qui ont été le plus relayés. Car ces récits touchent au tabou dans le tabou, et si on ne parlait déjà pas beaucoup de la complexité d’accoucher d’un enfant vivant, il n’était évidemment pas question d’évoquer l’horreur de perdre un bébé in utero ou à la naissance. Et pourtant… ces mères ont plus que quiconque besoin de raconter ce qu’elles ont traversé, de crier leur chagrin et de dire aux autres femmes qui vivraient le même drame, qu’elles ne sont pas seules. Ces épisodes ce sont comme des fils invisibles qui relient toutes ces mères endeuillées, et les autres aussi, qui grâce à leurs récits ont les outils pour pouvoir les entourer au mieux. Ça fait beaucoup de bien, à tout le monde.

 

Un épisode de votre podcast est à propos de votre propre grossesse. Il était important pour vous de partager votre expérience ? 

Depuis les débuts du podcast, j’ai pris le parti de m’effacer au profit de mes invitées. Parler de moi n’a jamais été le sujet et je trouvais mes deux expériences tellement banales que je ne voyais pas l’intérêt de les raconter. Mais dès le premier épisode ma communauté a commencé à me solliciter très régulièrement, car les filles voulaient savoir comment j’avais vécu moi-même ce tsunami de la maternité. J’ai longtemps botté en touche… Et puis en 2019, j’ai traversé une épreuve très difficile, qui a clairement eu un impact très fort sur ma vie de mère et mon engagement dans Bliss-Stories. L’épisode 100 se profilait, les filles continuaient de me demander mon histoire, alors je me suis dit que je leur devais bien ça, et cet épisode anniversaire était l’occasion de tout leur raconter à mon tour.

 

Ça n’a pas été simple, loin de là, mais après la diffusion, je me suis pris une vague d’amour que jamais je n’aurais pu imaginer. J’ai pleuré pendant une semaine en lisant les centaines de messages que les filles m’envoyaient. J’ai réalisé d’autant plus la puissance de cette communauté et à quelle point la sororité peut guérir certaines blessures. Voilà, donc il m’aura fallu 100 épisodes pour me lancer mais je ne regrette pas du tout de l’avoir fait.

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Bliss-Stories évolue au fil de votre cheminement et de celui des femmes que vous rencontrez. Vous avez donc décidé de lancer un nouveau format en complément de vos podcasts et vidéos : il s’agit de « The Bliss-Bump ». Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ? 

Effectivement, mon équipe et moi avons lancé « The Bliss-Bump » le 8 mars dernier (journée symbolique pour les femmes !). C’est le premier programme audio d’accompagnement à la grossesse, et il se compose de 9 podcasts à écouter pendant les 9 mois de la grossesse. J’ai voulu y réunir tous les conseils utiles et bienveillants que j’aurais aimé avoir lorsque j’étais moi-même enceinte et qui m’ont cruellement manqué. La grossesse est un moment de vie tellement particulier, totalement vertigineux et unique, pendant lequel on passe son temps à chercher des infos sur internet et à recevoir toutes sortes d’avis divers. C’est aussi une période où l’on peut se sentir très seule et totalement perdue, alors qu’il suffit parfois des bons mots au bon moment pour aller mieux. Au fil des nombreux épisodes de Bliss-Stories, j’ai absorbé des centaines d’histoires et des retours d’expériences qui m’ont nourrie et instruite comme jamais. Alors j’ai voulu retranscrire tout cet apprentissage en l’articulant en 9 épisodes dans lesquels je raconte à mes auditrices ce qui se passe dans leur corps, et peut-être même dans leur cœur, et dans leur tête. C’est donc ma voix qui les guide principalement, mais nous avons également intégré plusieurs extraits d’épisodes de Bliss-Stories. L’idée est d’aider toutes les femmes à y voir plus clair, et de leur tenir la main en leur donnant confiance, pour qu’elles vivent une grossesse sereine et épanouie. Je leur dis TOUT ce qu’elles doivent savoir, sans filtre, mais toujours avec bienveillance, et mon souhait le plus cher est qu’en écoutant « The Bliss-Bump », les futures mères se sentent éclairées, déculpabilisées, et plus puissantes que jamais !

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Ce programme accompagnant les 9 mois de grossesse sera bientôt suivi d’un programme éclairant également le post-partum ? 

Le « devenir mère » ne s’arrête pas aux portes de l’hôpital, et une fois rentrées chez elles, les femmes démarrent l’aventure du post-partum, qui peut être ô combien bouleversante et complexe. Alors il n’était surtout pas question de lâcher les jeunes mamans à ce moment-là ! Pour boucler la boucle et les accompagner jusqu’au bout, une suite est effectivement prévue très prochainement, qui comprendra 3 nouveaux épisodes très complets sur ce fameux 4e trimestre autant redouté qu’adoré. Comme pour les 9 épisodes de la grossesse, TOUS les sujets seront abordés en détails, pour ne rien cacher à mes auditrices, et qu’elles aient toutes les cartes en main pour vivre au mieux cette nouvelle étape.

 

Afin de n’oublier personne, nous avons également prévu un épisode spécial pour aborder les sujets difficiles et encore trop tabous de la fausse-couche, de l’interruption médicale de grossesse (IMG) et du deuil périnatal. Parce que malheureusement, une grossesse qui a bien démarré peut aussi s’arrêter brutalement, qu’un accouchement qui s’annonçait bien peut virer au cauchemar, et il n’était pas question de laisser de côté, celles qui doivent vivre de telles épreuves. Cet épisode a été sans aucun doute le plus douloureux à enregistrer, mais il était indispensable et nécessaire.

 

D’autre part, et pour terminer sur une note plus gaie mais toujours en lien avec le post-partum, il faut que je vous dise que Bliss-Stories complètera bientôt son offre d’accompagnement au plus près de l’intimité des femmes avec un premier produit physique, et pas n’importe lequel… puisqu’il s’agit d’un Vanity contenant les indispensables du post-partum à embarquer avec soi à la maternité ! C’est un projet qui me tenait énormément à cœur et que nous avons lancé en collaboration avec @toallthemamas (TALM), une nouvelle marque incroyable de cosmétiques spéciale grossesse et post-partum. Ce Vanity est l’aboutissement de longs mois de travail et nous sommes très impatientes de pouvoir le faire découvrir à toutes les futures mamans. Les préventes ont démarré le 28 mai, et le Vanity sera disponible à partir du mois septembre !

 

www.bliss-stories.fr

Un commentaire sur “Clémentine Galey, fondatrice de Bliss-Stories

  1. Manon : 29 septembre 2021 à 18:45

    Madame Galey

    Vous n’êtes pas censé sans savoir que les sages-femmes sont mobilisées depuis le début de l’année pour faire entendre leurs revendications.
    La profession de sages-femmes meurt, par manque d’intérêt et de reconnaissance de notre métier. Nous avons été les grandes oubliées du plan IGAS (plan qui a fait suite au plan SÉGUR de la santé). Il s’agit d’une insulte pour toutes les FEMMES de France !
    Les sages-femmes hospitalières et libérales sont fatiguées, épuisées de travailler dans des conditions de travail déplorables. Manque d’effectif dans les maternités, pénurie de sages-femmes en France par manque d’attractivité de la profession : aujourd’hui la santé des FEMMES et de leur nouveau né est en DANGER.
    D’autre part les sages-femmes en ont marre d’être invisibles !
    Trop souvent nous entendons « vous faites le plus beau métier du monde ». Et pourtant tous les jours nous essayons au mieux de sauver des femmes et leurs bébés ! Le soir après nos journées de travail nous ne rentrons pas paisiblement se reposer chez nous. Cela impact notre quotidien. C’est un métier de passion mais qui devient de plus en plus difficile à exercer !

    Aujourd’hui personne ne sait réellement quels sont nos compétences à part pratiquer les accouchements.

    Savez-vous que en plus d’aider à mettre au monde les nouveaux nés nous réalisons en toute autonomie :
    – le suivi gynécologique de toutes les femmes en bonne santé (frottis, prescription de la contraception, mise en place dès stérilet et des implants, traitement des infections urinaires, mycose, Maladie sexuellement transmissible ). Comme
    Un GYNÉCOLOGUE ou un médecin traitant !!
    Pas besoin d’attendre 6 mois un rendez vous chez un gynécologue pour faire un frottis ou renouveler son ordonnance de pilule. Et pour la maudite somme de 23euros pour en moyenne 30 minutes de consultation.
    – nous prenons en charge les IVG médicamenteuses et apportons le soutien moral nécessaire à nos patientes bouleversées de vivre un tel drame !
    – nous réalisons les échographies de grossesse en autonomie SANS médecin !
    – nous sommes dans les services de PMA (procréation médicalement assistée) et en collaboration avec les médecins nous aidons les couples à accéder à la parentalité !
    – sur le terrain, les sages-femmes font de la prévention pour les femmes, les jeunes femmes, les adolescentes. Demain vos filles peuvent rencontrer une sages femmes pour discuter de relations sexuelles, de contraception, des MST ect … et pourrons jusqu’à leur ménopause, sous conditions de bonne santé, être suivit pas une sage femme !

    Et pourtant encore trop peu de gens savent tout cela ! Les femmes se font de moins en moins suivre sur le plan gynécologique !
    Nos confrères médecins ne nous font pas de pub, alors qu’ils sont bien content qu’on soulage leurs agendas imbuvables et qu’on soit présentes pour pallier à la pénurie de gynécologue !

    Trop c’est trop ! Les sages femmes sont en colères et tirent la sonnette d’alarme !
    Les femmes sont en danger et le ministre de la santé ne le voit pas et ne nous soutient pas !

    Étant seulement 23 000 sages femmes en France nous sommes impuissantes.
    C’est pour cela que nous sollicitons le grand public, à travers les réseaux sociaux, les influenceur(se)s et les médias.
    Je vous sollicite pour partager notre mouvement via Twitter, Instagram, Facebook et de relayer l’information à d’autres influenceur(se)s, à vos lectrices …

    L’avenir est entre les mains de ceux qui vous font naître, aidez nous …

    Pochiet Manon, Sage femme

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