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La Maison de Sens : un refuge imaginé par Émilie Briand

Embrassée par les oliviers, La Maison de Sens est un écrin provençal unique où l’on prend le temps de se reconnecter à ce(ux) qui compte(nt). Dans ce petit paradis, la coach et logothérapeute, Émilie Briand organise des séjours et retraites afin de retrouver le fil de sa carrière.

Le 16 janvier 2023

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Émilie, vous êtes logothérapeute et coach en gestion de carrière. Pouvez-vous nous expliquer le cœur de votre activité ?
Le cœur de mon activité, c’est vraiment l’accompagnement de toute personne qui se trouve en quête de sens, dans sa vie professionnelle ou dans une dimension plus personnelle. Aujourd’hui, par le biais des séjours thérapeutiques, j’aide ces personnes à cheminer et je les accueille dans un environnement bienveillant, chaleureux et dans l’acceptation de qui ils sont afin de trouver les réponses aux questions qu’ils se posent. Toutes les histoires sont différentes. Certains essaient de se remettre d’un épisode douloureux (maladie, deuil, licenciement brutal) quand d’autres tentent de préparer un projet (reconversion, retraite, un changement de poste). Il s’agit finalement de tous ces moments de la vie où
l’on se retrouve à une croisée des chemins.

Comment avez-vous cheminé vers ce métier ?
Si j’ai souhaité me tourner vers cet accompagnement, c’est parce que j’ai moi-même eu la chance d’être accompagnée à deux reprises dans ma carrière par des professionnels du coaching qui étaient très éclairants. Cela m’a permis, à la fois par leur expertise et leurs outils de coachs, de faire émerger mes propres réponses aux problématiques que je rencontrais. Cette aide à la prise de conscience et à l’autonomie a déclenché chez moi l’envie de développer ces mêmes compétences pour offrir, à mon tour, un accompagnement humain.

D’autre part, le fait de devenir maman a joué le rôle d’accélérateur dans ma prise de conscience, car j’ai ressenti le besoin viscéral d’aligner mes valeurs et ma profession. La notion d’exemplarité devenait pour moi essentielle. Je voulais un travail avec du sens, utile à la société. Un travail dont je serais fière pour moi-même et aux yeux de mes enfants. L’exemplarité, la transmission, l’utilité et la contribution sont des valeurs très importantes pour moi. Je veux pouvoir me dire qu’il y a une raison valable au fait que je ne sois pas avec mes enfants toute la journée : parce que je fais un métier que je juge utile et que j’apporte ma pierre à l’édifice. D’ailleurs, en accompagnant des femmes à travers leur expérience de maternité, j’ai réalisé qu’elles étaient les grandes laissées pour compte de la parentalité. C’est donc un vrai choix que de les accompagner.

Dans la continuité de votre activité, vous avez souhaité offrir une parenthèse régénérante aux personnes en quête d’alignement. Ainsi, vous avez imaginé la Maison de Sens. Quelle est la signification de ce lieu, quel est son rôle ?
Je n’avais jamais imaginé organiser des retraites, car j’avais une pratique très traditionnelle, avec un
cabinet à Paris. Cependant, cette maison a été une révélation. Elle s’est imposée à moi à la manière d’une rencontre. Quand je l’ai visitée pour la première fois, je l’ai imaginée devenir un lieu de ressourcement. Je la voyais être un refuge pour des personnes ayant besoin de temps pour elles, pour se reconstruire. C’est un très bel endroit, avec un environnement très naturel et calme : un lieu de quiétude embrassé par la nature et à l’abri des regards.

Finalement, il s’agit du cadre parfait pour l’introspection.
Tout à fait. Y venir permet de s’extraire de son quotidien. La maison, le jardin et l’accompagnement de logothérapie et coaching créent une combinaison vertueuse qui encourage l’émergence de réponses. Cela éclaire le chemin à parcourir pour traverser l’épreuve que l’on vit. Ainsi, ce n’est pas moi, toute seule, qui apporte des solutions. Je fais partie d’un tout avec la nature et ce lieu. Grâce à la science, nous savons que la terre et la nature boostent la sécrétion des hormones du bonheur. On dit d’ailleurs qu’il n’y a pas de dépression chez les jardiniers (sourire).

Comment avez-vous aménagé ce lieu pour qu’il encourage vos élèves à investir leur bien-être ?
Nous avons pensé l’aménagement de la maison avant de nous y installer. On voulait que ce soit épuré et propice au calme intérieur. Il n’était pas question de dénaturer l’âme du lieu, car c’est un vieux mas qui date du XVIe siècle avec des éléments authentiques comme des voûtes, de la pierre et des tuiles. En accès libre et omniprésents, les livres incarnent une invitation au voyage, mais également à la réflexion, à l’approfondissement. Côté matières, nous avons privilégié des matières douces : quand on traverse une période de questionnements, on a besoin de douceur. Nous avons aménagé des petits coins à l’intérieur comme à l’extérieur pour favoriser le retour à soi, la réflexion personnelle et les échanges. Il m’arrive même parfois d’organiser mes séances dans la nature.

Vous proposez des séjours thématiques : alimentation, maternité, reconversion, reconstruction post-burn-out. Comment déterminez-vous le contenu de ces programmes ?
Les séjours proposés ont pour vocation commune de faire « sens ». C’est pour moi la pierre angulaire
de nos séjours. Il s’agit d’accompagner la quête d’identité ou la compréhension de soi. Les thèmes découlent de cette volonté.

La Maison de Sens est-elle ouverte à tous ? Puis-je venir dans une démarche holistique afin d’apprendre à mieux me connaître ?
Je dirais que le besoin de ressourcement rassemble les participants des retraites et séjours. Le retour à soi et l’envie de se récréer réunissent les gens qui viennent. Tous ceux qui passent par la Maison de Sens ont effectivement envie de mieux se connaître et sont en chemin.

www.maisondesens.com

Retrouvez l’intégralité de la visite de la Maison de Sens
dans le Volume 13 de la revue disponible sur notre boutique.